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Les produits de beauté bio



produits de beauté bio
Si les produits de beauté bio sont naturels, tout ce qui se dit naturel n'est pas bio pour autant... Quelles sont donc les particularités des produits de beauté bio, et comment s'y retrouver au milieu d'une offre abondante mais pas toujours très lisible ?
Les « vrais » produits bio sont certes naturels, mais ils sont bien davantage que cela. Ce sont aussi et surtout des cosmétiques dont la composition ne contient ni paraben (conservateur artificiel) ni silicone, ni aucune substance toxique ou additif. Dans une crème bio contenant de l'huile essentielle de mandarine, on ne trouvera pas de trace de pesticide ou d'engrais chimique, car la quasi-totalité des ingrédients d'un cosmétique bio sont issus de l'agriculture biologique. Enfin, les produits de beauté bio n'ont jamais recours à l'expérimentation animale au cours de leur conception.
On le voit, les produits de beauté bio correspondent à une extrême exigence, qui va bien au-delà de la liste des ingrédients présents dans leur composition. Ils portent également la marque d'un véritable engagement éthique. Mais comment faire en ce cas, pour différencier les « vrais » des « faux » ?
En fait, pour pouvoir s'y retrouver parmi les produits de beauté bio, il n'existe qu'une solution : se fier aux labels et certifications qu'ils ont reçus. Les produits qui se contentent d'affirmer leur respect de l'environnement doivent être pris avec circonspection. En France, seuls les produits de beauté bio qui portent la mention « Cosmébio » (« Eco » ou « Bio ») respectent l'intégralité des critères décrits plus haut.

Par: Hamid Ben moussa 

Les parabens



Les parabens font partie des ingrédients contenus dans les cosmétiques sujets à polémiques. En 2004, des scientifiques britanniques ont publié une étude faisant les une des journaux. Celle-ci a en effet conduit à penser que les parabens des déodorants auraient une incidence sur l'apparition de cancers du sein mais cette révélation restait alors à vérifier. Les soupçons concernant ces effets doivent être évalués, l'étude montrait que les parabens nourrissaient des soupçons quant à leur innocuité mais rien ne pouvait amener à conclure qu'ils étaient justifiés et ceci doit être éclairci. Néanmoins, la médiatisation faite autour de ces ingrédients n'a fait qu'amplifier les effets de cette tendance visant à les discréditer. De plus, cela a fait oublier d'autres composants pouvant être beaucoup plus dangereux et dont les effets nocifs sont prouvés.
Entre 2004 et 2006, les choses ont été éclaircies grâce aux recherches du SCCP (Scientific Committee on Consumer Products - Comité de conseillers scientifiques auprès de la Commission européenne). Le résultat est que rien ne prouve que les parabens ont des effets cancérigènes et qu'aucun lien entre les deux facteurs n'existe. D'autres études confirment cela comme celles menées par l'Institut danois de recherche alimentaire et vétérinaire ou encore celle de l'Institut d'évaluation des risques.
Ainsi, les parabens peuvent être allergènes mais d'autres ingrédients sont beaucoup plus sujets à leurs apparitions. Une modification de la réglementation n'est donc pas justifiée tant qu'aucunes preuves supplémentaires révèlent un risque réel. Des données sont manquantes pour pouvoir restreindre de façon effective leur utilisation, et en 2006, il a été convenu que les données apportées jusqu'alors comportaient trop de lacunes pour pouvoir avoir une valeur scientifique. La question reste de savoir si la concentration autorisée actuellement doit être maintenue ou non mais cela relève d'un processus complexe. Le problème principal étant qu'aucune étude ne peut être complète à 100 %, chacune étant menée par des laboratoires différents et la comparaison étant peut concevable. Les dosages sont en effet différents, les ingrédients utilisés également, ceci conduit à des interprétations peut comparables. De plus, certaines études posent de nombreuses questions mais apportent peu de réponses et les résultats peuvent être contredits de l'une à l'autre.
Un critère important à prendre en compte est celui du dosage, il en est d'ailleurs de même concernant les vitamines par exemple. Ainsi, un surdosage peut s'avérer dangereux et engendrer des maladies graves. Des études sont pourtant nécessaires pour pouvoir connaître le seuil à ne pas dépasser pour ne pas courir de risque.
Enfin, les parabens sont un mode de conservation parmi d'autres mais ce n'est pas nécessairement le meilleur. Des alternatives existent et certains cosmétiques sont d'ailleurs exempts de conservateurs synthétiques. Les parabens sont le plus souvent contenus dans les produits de beauté désirant avoir un look végétal, naturel, une conscience "verte" mais il ne s'agit pas de cosmétiques certifiés bio. Tant qu'aucun regard n'a été porté sur la liste des ingrédients, il n'est pas possible de confirmer un renoncement aux conservateurs potentiellement dangereux.

Par: Blondine Vanuxeem


Est-il indispensable pour les cosmétiques d'avoir un label bio ?

Les labels bio pour les cosmétiques :
En France et en Europe, il existe plusieurs labels « bio » pour les cosmétiques. La certification
« bio » correspond un cahier des charges précis, contrôlé par des organismes indépendants. Les contraintes pour chaque label sont parfois différentes et elles sont plus ou moins nombreuses.
Pour obtenir le label « bio » il faut répondre au cahier des charges du label mais aussi payer le droit d'affichage du label, sur ses produits.
Il est donc parfois impossible pour certains petits laboratoires de prendre un label « bio » pour leurs produits, même si ceux-ci répondent à tous les critères voir plus que ce qui est préconisé par le cahier des charges.
Cinq labels biologiques.
En France, il existe quatre certifications qui cohabitent et se partagent le marché :
- « Ecovert », avec la charte « Cosmébio » et « Cosméco »
- « Nature et progrès »
- « Demeter »
- « BDIH».
Le cahier des charges.
Chaque organisme a un cahier des charges différent mais avec des similitudes. Les uns sont plus exigeants que les autres. On trouve en général :
% minimum de produits naturels, ingrédients végétaux obligatoires.
% minimum de produits issus de l'agriculture biologique.
Composants interdits : colorants, conservateur, huiles et graisses de synthèse ; ingrédients issus de l'industrie pétrolière ; composants à base d'animaux.
Emballages recyclables.
Recherche en laboratoire non faite sur les animaux.
Pourquoi cinq labels ?
On constate qu'il y a peu de différence d'un organisme à l'autre. Alors pourquoi ne pas avoir un seul label pour les cosmétiques ? Les consommateurs s'y retrouverai certainement mieux.
Les laboratoires qui ont pu acheter un label « Bio » sont tous de grands laboratoires. Ils s'imposent sur le marché en pratiquant des prix « BIO » !!!
Les prix des produits « bio » sont parfois si excessifs que des magasins spécialisés ne prennent plus certaines marques. Trop cher pour leur clientèle ! C'est peu dire, car l'on sait que les clients qui achètent du « bio » sont prêts à y mettre le prix...
Le prix est-il justifié ?
Il est vrai qu'il y a une clientèle potentielle et en augmentation constante. De plus en plus de personnes recherchent des produits naturels, non polluants, bons pour eux et la planète. Le marché du « bio » est en expansion et à chaque niveau les intervenants en profitent et prennent une marge très importante.
La qualité des produits est normalement incontestable, mais il faut savoir que l'on trouve des produits de qualité au moins identique, sans label « bio », à moitié prix...
La crédulité des gens est exploitée pour leur faire croire que le label « bio » est indispensable pour avoir une qualité sans reproche. Ce n'est pas le cas. Il faut arrêter de faire croire que le prix est un critère de qualité.
Le critère, c'est la qualité des ingrédients, pas le prix.
La responsabilité des consommateurs. Les « adeptes » des produits « Bio » sont prêts à les payer très cher. S'ils regardent les notices pour voir la composition ce n'est que pour les conforter dans leur choix. Ils ne prennent pas la peine de regarder la notice d'un autre produit si celui-ci n'a pas le label. Pourquoi un tel comportement ? C'est une forme de sectarisme. Ne peuvent entrer dans le cercle des consommateurs « Bio » que les consommateurs avertis qui n'ont en général aucune difficulté financière. Ces produits sont réservés à une certaine élite ou à des consommateurs qui croient fermement au label « bio » et font des sacrifices sur d'autres choses.
Ma Conclusion
Les laboratoires de cosmétologie labellisés s'en mettent plein les poches et les consommateurs ne sont pas prêts à voir la vérité en face : on les vole !
Je voudrais juste que les consommateurs deviennent un peu plus avertis et prennent la peine de regarder les autres produits.
Il est vrai que les grandes marques de cosmétiques non labellisés mais de renommée mondiale n'hésitent pas à pratiquer les mêmes prix excessifs.
Personnellement je n'utilise que des cosmétiques dont les ingrédients sont naturel, sans paraben et sans colorant. Je n'achète pas dans les magasins traditionnels mais en vente directe car j'ai un prix 40% moins cher qu'en para-pharmacie, parfumerie ou magasins « Bio ». Il faut juste oser essayer une première fois.
J'aime cette forme de vente qui donne une relation plus personnelle avec le, ou la vendeuse qui vous donne des conseils personnalisés.
Mais ceci est un autre sujet que j'aborderai peu être une autre fois.
  Par: Danièle Galicia

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